En 2012, le Concours Reine Elisabeth avait fait l’objet d’une pièce commémorative, belge bien sûr, qui célébrait son 75e anniversaire. La pièce représente le profil gauche de la Reine Elisabeth, avec son monogramme frappé en creux, monogramme qui est une partie du logo officiel du Concours.
Sur la pièce, le nom de l’événement est indiqué en anglais : « Queen Elisabeth Competition », ce qui est normal étant donné la portée internationale de la manifestation. À part le nom de l’événement, rien sur cette pièce n’indique un quelconque rapport avec la musique.
Je trouve cela dommage mais, en même temps, je ne sais pas comment le graphiste aurait pu s’y prendre : certes, la Reine Elisabeth était violoniste, mais il n’était évidemment pas question de suggérer une sorte de préférence au violon par rapport au piano et au chant. D’autre part, comment représenter graphiquement le violon, le piano et le chant ? Sans compter que le violoncelle va faire son apparition pour la première fois en 2017 et que le sujet était sans doute déjà en discussion en 2012, quand la pièce a été frappée.
Une autre pièce en euros est consacrée à un événement musical : la pièce que la France a émise en 2011 à l’occasion du 30e anniversaire de la Fête de la Musique.
L’atmosphère y est toute autre et c’est normal : les deux événements sont très différents. La Fête de la Musique existe depuis 1981, quand le Ministère français de la Culture avait invité les musiciens à descendre jouer dans les rues du pays entre 20h30 et 21h. Actuellement, la Fête de la Musique est célébrée le 21 juin dans les rues de plus d’une centaine de pays.
Je ne trouve pas extraordinaire le graphisme de la pièce, mais il est en phase avec le graphisme du logo officiel, ci-dessus, qui est également reproduit sur la pièce. Par contre, j’apprécie qu’on y voie des éléments musicaux (des notes, un saxophone) et surtout la joie des participants. Les deux éléments du thème, la fête et la musique, sont donc parfaitement lisibles.
Il est possible, c’est mon cas, de se passionner pour le Concours Reine Elisabeth et avec le même enthousiasme de s’investir pour la réussite de la Fête de la Musique au niveau local. C’est pourquoi les deux pièces me laissent sur ma faim. Pour moi, la pièce belge a beaucoup de classe mais pas assez de musique, alors que la pièce française a beaucoup de musique mais pas assez de classe. C’est personnel bien sûr, et de peu d’importance, l’essentiel étant de trouver de la musique sur des pièces en euros. (merci à Sedna pour cet article)
Florestan
4 mai 2015 @ 08:51
En anglais le concours Reine Elisabeth ?? pour une pièce nationale dont les deux langues officielles sont le français et le néerlandais ? Quelle décadence partout en Europe depuis que le « Machin » (comme disait le général de Gaulle) Union Européenne s’est imposé en destruction de nos identités nationales… Toutes les expositions et autres manifestations pourtant nationales qu’inaugurent les souverains de Suède à l’Espagne se font sous vocable anglais. C’est affligeant.
Jean Pierre
4 mai 2015 @ 13:53
Il me semble que le machin, c’était l’ONU dont d’ailleurs une des six langues officielles est le français.
Mais je ne comprends pas trop cet usage de la langue anglaise sur une pièce belge.
flabemont8
4 mai 2015 @ 14:01
Oui, Florestan, c’est affligeant …et je partage aussi votre avis, Sedna , quant à l’atmosphère que dégagent ces deux pièces .
Francine du Canada
4 mai 2015 @ 15:28
Merci Régine et Sedna pour ce reportage numismatique; comme vous je déplore que la première pièce n’ait aucun élément musical… c’eût été si facile pourtant : Un clé de sol, une clé de fa… sont des symboles reconnus internationalement, non? Bonne journée, FdC
Sedna
4 mai 2015 @ 19:44
Bonsoir Francine,
Vous avez raison, je n’y avais pas pensé. Il aurait fallu peu de choses.
Sedna
Caroline
4 mai 2015 @ 22:15
Je prefere la seconde pièce plus ‘symbolique’ que la première trop classique à mon avis!
Sedna,merci pour votre article intéressant!