La Mitfordmania est en marche ! 6 soeurs en six épisodes. « Outrageous » fera-t-il scandale ? C’est une mini-série britannique dramatique historique, centrée sur la vie des célèbres sœurs Mitford que l’on découvrira à la fin de l’année.
Basée sur la biographie « The Mitford Girls » de Mary S. Lovell, la série est scénarisée par Sarah Williams et réalisée par Joss Agnew et Ellie Heydon.

La distribution comprend Bessie Carter dans le rôle de Nancy Mitford, Isobel Jesper Jones en tant que Pamela Mitford, Joanna Vanderham interprétant Diana Mitford, Shannon Watson en Unity Mitford, Zoe Brough comme Jessica Mitford et Orla Hill dans le rôle de Deborah Mitford.

Les parents des sœurs sont incarnés par Anna Chancellor (Sydney Bowles, surnommée ‘Muv’) et James Purefoy (David Freeman-Mitford, surnommé ‘Farve’).
La série explore les vies souvent scandaleuses de ces six sœurs aristocratiques qui ont défié les conventions de la haute société britannique des années 1930. Le récit aborde des thèmes tels que les liens familiaux, les trahisons, les scandales publics, l’extrémisme politique, l’amour, les peines de cœur et même l’emprisonnement. (Merci à Bertrand Meyer)
1 avril 2025 @ 03:15
J’ignorais qu’on ferait une série sur les soeurs Mitford, mais je trouve l’idée excellente. Je dis toujours que la réalité est plus étonnante que la fiction. Un romancier n’aurait jamais pu imaginer des soeurs aussi dissemblables et excentriques. Diana, la beauté de la famille qui fait un beau mariage avec un Guinness et le quitte parce qu’elle est tombée amoureuse du chef des nazis anglais. L’écrivain, Nancy, qui a le chic pour rater sa vie sentimentale en misant toujours sur le mauvais cheval, mais qui va vivre à Paris où elle aura une vie mondaine. Unity, la copine d’Hitler, nazi jusqu’à la moëlle qui va s’installer à Berlin. Jessica la communiste qui s’enfuit en Espagne avec un cousin de Churchill en rupture de pensionnat . Les deux autres soeurs, dont Deborah qui deviendra duchesse de Devonshire, sont moins flamboyantes.
Les parents ce n’est pas triste non plus. Lord Redesdale, fils d’un homme intelligent mais lui-même ignorant, refusant que ses filles fassent des études mais tolérant une gouvernante française. Xénophobe comme pas deux. La mère qui ne croit pas à la médecine et aux médicaments et qui pense que « the good body » se remettra tout seul.
Jessica a écrit le savoureux « Hons and rebels » qui raconte la vie de cette fratrie. J’aime moins les romans de Nancy, qui était très snob. Dans le non fiction il y a » Voltaire in love » qui est pas mal.
1 avril 2025 @ 13:16
Pour compléter votre propos, sur les sœurs moins flamboyantes, il me semble que Paméla s’est mariée en noir et Deborah, duchesse du Devonshire avait une pièce consacrée à Elvis Presley à Chatsworth. Un peu d’originalité mitfordienne malgré tout!
1 avril 2025 @ 18:43
Quelle famille ! Si Lord et lady Redesdale étaient pro-fascistes, leur fils Tom était pro-nazi comme ses soeurs Diana et Unity et Jessica était en effet communiste. Pamela, 2e des six épouses de Derek Jackson, qui passa l’essentiel de sa vie à la campagne, je ne sais plus trop. Quant à Deborah et Nancy, elles étaient, me semble-t-il, plus classiquement conservatrices. On pourrait ajouter que Nancy est devenue un peu française et gaulliste par amour pour Gaston Palewski qui la quitta pour Violette de Talleyrand-Périgord après des années de liaison et de nombreuses infidélités …
1 avril 2025 @ 18:44
Et oui, ‘Hons and rebels’ est tout à fait savoureux et très intéressant.
1 avril 2025 @ 03:19
Je recommanderais l’excellent livre de Annick Le Floc’hmoan « Ces extravagantes soeurs Mitford » . Qu’on peut trouver sur Amazon. On ne s’ennuie pas un instant.
1 avril 2025 @ 12:46
Oui, exactement! C’est en lisant ce livre que j’ai découvert les sœurs Mitford. Quels destins étranges!
1 avril 2025 @ 13:03
Et Jean d’Ormesson a fait une excellente série de romans inspirée de leur vie, dont tous les hommes en sont fous.
1 avril 2025 @ 18:20
Oui, le livre d’Annick Le Floc’hmoan est très bon. Espérons que cette mini-série sera diffusée sur une chaîne française !
1 avril 2025 @ 05:16
Les sœurs Mitford, par leur excentricité, n’ont pas vraiment défié les conventions de la société britannique de l’entre-deux-guerres, période durant laquelle l’extravagance fut de mise après les rigueurs de la société victorienne.
Elles ont à peine défié les codes politiques d’une classe dont certains membres ont hésité entre fascisme et communisme.
Il sera intéressant de voir comment les auteurs s’en sortent.
1 avril 2025 @ 13:42
Fascisme ou plutôt nazisme… ?
1 avril 2025 @ 13:59
Si.
Deux d’entre elles au moins.
Diana qui a quitté son mari pour vivre en union libre avec Mosley.
Jessica partie avec l’homme de son choix sans être mariée et trop jeune pour se marier sans le consentement de ses parents.
En plus que le « défi des codes politiques », par des choix radicales comme le nazifascisme d’Unity et Diana et l’antifranquisme et le communisme militant de Jessica et de son compagnon bien évidemment. Pour ce couple l’engagement va durer toute leur vie et ils resteront éloignés de la famille jusqu’à l’âge avancé de Jessica, son mari étant mort bientôt.
Mais vous parlez sans doute des sympathies complices du nazi fascisme des couches supérieures de la société britannique.
1 avril 2025 @ 06:08
Il me semble que certaines sœurs, au moins 2, ont été de ferventes partisanes de la théorie nazie.
1 avril 2025 @ 06:20
« Je suis normal, ma femme est normale, mais mes filles sont toutes plus folles les unes que les autres…. »
1 avril 2025 @ 07:27
Cela devait arriver, il y a évidemment matière à romanesque.
Toutefois j’avoue qu’après avoir lu en son temps Les extravagantes sœurs Mitford, j’avais ressenti un malaise devant une telle famille de déjantés.
1 avril 2025 @ 14:21
Cela fait romanesque effectivement.
Il y a un mélange de causes derrière cette apparence « dejontée ».
Six filles pas riches à une époque où par cela dans leur classe sociale le travail et le mariage devenaient tous les deux problématiques.
Six filles à un moment où les femmes commencent à prétendre d’avoir leur mot à dire sur sa propre vie.
Six filles à la moitié d’un siècle de fortes passions politiques et de changements sociaux majeurs.
Six filles issues d’un pays et d’une classe sociale d’envahisseurs, colonisateurs et bâtisseurs d’un empire sans scrupules (la guerre de l’opium suffit).
Elles semblent toutes parties chercher du souffle ailleurs.
Ceux qui m’interrogent sont avant tout leurs parents. Deborah qui a eu la vie la plus régulière était aussi la petite de la fratrie.
1 avril 2025 @ 16:42
Il me semble que la trilogie « Le Vent du soir », « Tous les hommes en sont fous » et « Le Bonheur à San Miniato » de Jean d’Ormesson est inspirée de la vie des sœurs Mitford.
1 avril 2025 @ 07:33
Il faut dire qu’il y a matière !
Ces destins incroyables intéressent toujours le public.
1 avril 2025 @ 08:51
Ce que j’aime bien sur cette photo de famille, c’est la présence des animaux de compagnie, les chats, les chiens il y en a un derrière tout le monde qui arrive le dernier pour la pause. 😊🐕😻
Il y a quelques années, j’ai acheté « La poursuite de l’amour » de Nancy Mitford après avoir vu des commentaires sur N&R mais je ne l’ai pas encore lu, ce titre va revenir sur ma pile à lire.
1 avril 2025 @ 12:30
Lisez- le, c’est très plaisant.
2 avril 2025 @ 17:37
Impatiente de voir cette série.
3 avril 2025 @ 13:09
Chérie 25 chaîne gratuite de la TNT en France reprend très souvent les mini-séries de ITV avec plus ou moins six mois de décalage pour la diffusion.
1 avril 2025 @ 09:52
Je regarderai et te série,on peut encore apprendre de ses sœurs avec des trajectoires de vie tellement opposées.
Des sœurs pour certaines qui se sont fourvoyees, et une autre qui avait pris l opposé de cette fratrie.
Et comme les séries anglaises sont très souvent passionnantes et bien construites tout ça va être passionnant.
1 avril 2025 @ 11:28
Il faut dire que les soeurs Mitford ont toutes eu une vie riche et mouvementée. J’aime beaucoup les romans de Nancy Mitford, peut-être la plus parisienne des Anglaises.
1 avril 2025 @ 12:28
Si elle est bien faite, cette série sera passionnante. Je la regarderai.
1 avril 2025 @ 13:40
Les chaussures drag queen sur la 2ème photo…
1 avril 2025 @ 13:42
* 3ème photo
1 avril 2025 @ 14:36
Toujours très intéressant de lire et relire, voir et revoir la vie des Mitford et leurs destins extraordinaires. Celui de Nancy, de ses sœurs, dont Déborah que j’ai eu la chance de rencontrer dans son vicarage de Chatsworth mais aussi des autres, moins connus mais tout aussi… extravagants ! Pour en savoir plus, je conseille vivement, en anglais mais très facile à lire et à comprendre : « The Mitford family : nearly a thousand years of history » par Hugh Mitford Raymond (le dernier descendant), ISBN 978-1-903506-44-8, Zymurgy publishing (Newcastle-upon-Tyne, UK) mais disponible sur Amazon et autres sites.
Epoustouflant !
1 avril 2025 @ 16:19
Aurait-on passé leur frère, Tom Mitford, à la trappe ?
1 avril 2025 @ 18:02
Les parents étaient pro-allemands à la fin des années Trente. Ils furent reçus par Hitler, en compagnie de leur fille Unity qui les avait présentés.
Le fils unique de Lord Redesdale qui était aussi pro-allemand fit son devoir et alla à la guerre. Où il fut tué.
A la fin de la Guerre, Lord et Lady Redesdale se séparèrent. Ils avaient eu un mariage heureux mais la Guerre mit un terme à leur entente. L’épouse continua à reprocher à son mari d’avoir pris le parti de Churchill et disait que cette stupide guerre avait été menée pour « aider des Polonais ». Elle s’installa dans une petite île ecossaise avec sa fille Unity qui ne s’était pas remise de sa tentative de suicide lors de la déclaration de guerre. Une balle logée dans sa tête y resta et fut la cause de sa mort au bout de quelques années.
La Guerre vit aussi mourir l’héritier du duc de Devonshire et son frère cadet, mari de Deborah Mitford succéda par la suite à son père, héritant du titre et du domaine.
1 avril 2025 @ 19:41
Et le jeune homme, est-il un frère rescapé de cette tribu de filles ?
1 avril 2025 @ 20:00
Une excentricité à tous les étages, malaisante… Un model connu membre de cette famille s’est suicidé me semble-t-il